Stéphane Gautier

Biography

Van kinds af aan is Stéphane het creatieve kind dat speelt met lijm en het speelgoed kleurt. In zijn opleiding grafisch ontwerper gebruikt hij zijn eigen aparte en directe taal om te communiceren.

Zijn werk schommelt tussen kunst en design, hij gebruikt zeer herkenbare en universele symbolen vooral de Happy Bear. Deze symboliek en beelden brengt ons terug naar onze kindertijd en op deze manier slaagt hij er in om herkenning en emotie vrij te maken.

Volgens de kunstenaar is de kindertijd instinctief en ‘essentieel’ voor ‘het volwassen zijn. Volgens hem is net dat belangrijk om ons de doen nadenken en vandaar het belang van dit beeld :

Hij gebruikt ‘de Happy Bear’ om zaken aan de kaak te stellen, empathie te tonen, kortom ons te doen nadenken over bepaalde praktijken of gewoon omdat het fijn is om het te zien/hebben.

Maar altijd is er de kinderlijke verwondering, enthousiasme en vaak ironie. .

Het typische kindersymbool De Happy Bear wordt in een volwassen context geplaatst en op deze manier maakt hij zich dit symbool volledig eigen,

Stéphane Gautier heeft een creatief brein dat je maar af en toe tegenkomt in hedendaagse kunst.

Zijn werk vind je vooral in internationale collecties en deze zomer ook in Antwerpen.
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Stéphane Gautier est un de ces créateurs « hors norme » que l’on rencontre en dehors des sentiers battus de l’art contemporain et qui possède un langage singulier et direct.

Son travail se situe à la frontière subtile du design et de l’art et nous étonne par sa pertinence et son efficacité plastique. Au-delà de son caractère percutant, l’univers de Stéphane Gautier ouvre des espaces de réflexion et de miroir sur notre propre enfance, sa dimension mémorielle et universelle, ses symboles, la sacralisation qu’elle suscite en nous.

Designer graphiste de formation, il conçoit des environnements intérieurs à forte personnalité, des concepts originaux qui partent de ses idées et intuitions et dont il est le chef d’orchestre, coordonnant les différents corps de métiers jusqu’à la finalisation. De cette pratique qui lui vaut une reconnaissance dans l’univers du design, il tire pour son art un talent unique à décrypter les symboles et les images et à les transformer en un alphabet  universel, perceptible par chacun, dans un lien immédiat et direct avec l’œuvre.

Stéphane Gautier réalise son premier tableau à l’âge de 13 ans, en décidant de coller et de peindre ses jouets sur une toile. Premier geste provocateur et genèse artistique qui, retrouvés des années plus tard, suscite émotion et reconnaissance de la part de tous ceux qui découvrent les objets affectifs qui ont marqués leur passé. A la suite de cette impulsion fondatrice, Stéphane ne se départira jamais de l’intérêt qu’il porte à l’enfance, selon lui, le seul moment où les besoins primaires s’expriment de manière universelle. Inutile de chercher plus loin la raison de l’attachement que chacun porte à ces réalisations : elles les touchent instinctivement. Et pourtant, si par leur caractère symbolique et mémoriel, les pièces de Stéphane Gautier suscitent immédiatement l’empathie, cette séduction porte bien en elle un programme plus ambitieux.

Car il ne faut pas s’y tromper,  si ce  plasticien nous charme, c’est  pour mieux nous faire réfléchir et ressentir le pouvoir de l’image : détournement de contextes comme ces nounours qui forment des drapeaux, manipulation de l’enfance à travers ces médicaments qui reprennent la forme des bonbons, hiatus troublant entre le fond et la forme lorsque qu’un groupe de soldats en plastique s’agrège en un grand cœur sur la toile… Les réalisations sont jubilatoires, certes, et l’on y perçoit tout autant son savoir-faire que son enthousiasme, passant d’un médium à l’autre, utilisant toutes les possibilités d’un « ready-made>  pour les transfigurer en tableaux, sculptures, objets surréalistes ou précieux… tout y passe ou presque.

On le comprend cependant dans un second temps : l’art de Stéphane Gautier est en décalage permanent. Déplaçant l’objet d’un contexte à l’autre, réinjectant les symboles stéréotypés de l’enfance vers un environnement d’adultes, il détourne tous les codes de l’art traditionnel (tableaux, peintures, sculptures, dessins) pour se les réapproprier. Et c’est par cette distance ironique que ce créateur intuitif nous invite à un propos plus profond sur les moyens de la représentation, sur l’efficacité de la publicité et de la propagande et enfin sur la sacralisation et le détournement des nostalgies de l’enfance.

 

 

Artworks in the gallery